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Crise du détroit d'Ormuz : menace imminente de flambée des prix des carburants

Face à la crise du détroit d'Ormuz, l'association "40 millions d'automobilistes" tire la sonnette d'alarme : si les réserves stratégiques françaises permettent d'écarter le spectre de la pénurie pour les trois prochains mois, rien ne semble freiner l'hémorragie financière qui guette le portefeuille des Français. Avec un baril qui lorgne déjà vers les 200 dollars dans les scénarios les plus sombres, l'essence à plus de 2€ le litre n'est plus une hypothèse de travail, mais une menace imminente.

Pétition pour la baisse des taxes sur le carburant

Des tensions internationales, mais surtout un édifice fiscal bien chargé

Le verrou du détroit d’Ormuz vient de se gripper, et avec lui, c’est tout le moteur de l’économie mondiale qui devrait être touché. Alors que 20% du brut mondial transite par ce goulot d’étranglement, sa fermeture partielle devrait propulser le baril de Brent vers des sommets inquiétants, affichant déjà une hausse brutale de 13%. Si les prix en stations devraient logiquement suivre cette tendance, la pompe fiscale, quant à elle, fonctionne à plein régime.

Car si les conflits géopolitiques ont été des déclencheurs dans les flambées du coût du plein survenues dernièrement, il faut rappeler une réalité : le prix élevé des carburants en France est surtout le résultat de 50 ans de mesures fiscales qui ont progressivement transformé l’essence et le diesel en produits durablement surtaxés.

TVA, TICPE augmentée presque tous les ans, TVA sur la TICPE (une spécificité bien française !), alignement du diesel sur l'essence, taxe carbone, montée en puissance des CEE... Le moins que l'on puisse dire, c'est que l’État dispose de leviers fiscaux puissants sur le produit. Et pour cause : il les a créés.

Il peut donc les ajuster pour protéger les citoyens face au risque imminent d’une nouvelle flambée des prix à la pompe.

L’urgence d’une TVA à 5,5% sur les carburants

Il est indécent que l’État continue de percevoir une taxe sur la valeur ajoutée au taux plein sur une énergie essentielle à l'économie nationale et aux déplacements des Français. C'est pourquoi "40 millions d'automobilistes" exige une mesure concrète et immédiate : réformer la fiscalité sur les carburants. Cela peut notamment passer par la baisse immédiate de la TVA sur les carburants à 5,5%, au même titre que les produits de première nécessité.

Il est temps de mettre fin à la dissonance cognitive de l'État ; au plus fort de la crise du COVID, alors que le pays était sous cloche, les stations-service étaient restées ouvertes. Pourquoi ? Parce qu’elles étaient officiellement reconnues comme un commerce de première nécessité. On ne peut pas considérer l'essence comme un besoin vital lors d'une pandémie et comme un produit de luxe dès que le cours du brut s'affole.

Maintenir une TVA à 20% sur un prix de base qui explose revient à transformer l'État en spéculateur passif. En abaissant ce taux à 5,5%, nous créons un véritable amortisseur social. Cela permettrait de neutraliser une part importante de la hausse du baril et d'éviter que la barre symbolique des 2 euros ne devienne la norme durable pour des millions de travailleurs dépendants de leur véhicule.

Il appartient au Gouvernement français de stabiliser la vie de ses concitoyens. L'association "40 millions d'automobilistes" restera vigilante jour après jour sur l'évolution des cours et ne tolérera aucune inertie politique face à cette crise dont le risque d'embrasement pourrait aboutir à des records de prix des carburants.

À situation d'urgence, mobilisation d'urgence

Selon les spécialistes, les prix pourraient de nouveau atteindre 2€/L en station-service d'ici 7 à 15 jours.

Nous n'avons plus le choix : chacun d'entre nous doit faire entendre sa voix maintenant pour ne pas être frappé de plein fouet demain par une nouvelle flambée des prix des carburants.

Nous devons être suffisamment nombreux à nous mobiliser pour que l'État ne puisse plus ignorer cette demande légitime de réforme de la fiscalité sur les carburants.

• Si vous aussi vous refusez le braquage quand vous faites votre plein ;

• Que vous n'acceptez pas que votre mobilité devienne un luxe ;

• Et que vous voulez reprendre la main face à l'empilement de mesures fiscales délirantes qui pèsent sur nos déplacements ;

• Signez notre pétition maintenant :

Pétition pour la baisse des taxes sur le carburant
Écrit par 40MA Dernière modification le dimanche 08 mars 2026